mercredi 25 février 2015

Des bienfaits du coup de pression.

Coup de pression pour moi ? Inspection en vue.
Délai ? J-5.
Bienfaits ? Travail, travail, travail.

Au fond, il n'y a que lorsque je fais du bon travail que je m'épanouie à l'extérieur et que je vois tout sous un meilleur angle...
C'est donc ma base de bien-être pour accéder aux autres.

Préparer des cours.

La difficulté lorsqu'on prépare un cours ?
C'est de préparer un cours en pensant à toutes les probabilités que les élèves n'accrochent pas.
Du coup on s'auto-juge, on s'auto-censure, on n'est plus sûr de soi.

La solution ? Faire en sorte que les élèves APPLIQUENT ce que nous voulons.
Moins de contrariété, moins de prise de tête à faire des choix adaptés.



Arrêtons de vouloir toujours dialoguer, franchement ça ruine le cours, et le reste.

Pollution de l'esprit, simple agacement ou douleur profonde ?


Moi (montant dans sa voiture) : "ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvés tous les deux en voiture !
Lui (s'allume une clope).
Moi : oh, tu peux ne pas fumer stp ?
Lui : haha, je suis dans MA voiture, je fais ce que JE veux.
Moi : oui mais je suis avec toi et j'aimerai que tu ne fumes pas.
Lui : oh, ça y est, elle va faire sa chochotte...
Moi : stp, je ne veux pas sentir la clope
Lui / Moi /lui/moi/lui/moi..... : je rétorque, il rétorque, je rétorque, il rétorque et puis finalement "manque de respect " "n'importe quoi"...
BREF. Il a quand même fumé sa clope.

Moi (claquant la porte de sa voiture alors que je sors)
Lui  (alors que je rentre à nouveau, ma course effectuée) : "la prochaine fois que tu fais ça, je te mets une baigne.
Moi : la prochaine fois que tu me parles comme ça je reclaque la porte.
Lui : essaye pour voir
Moi : voilà. Impossible de rester ensemble sans que ça parte en live.
Lui : tu as vu, tu es rentrée et j'ai jeté ma clope (qui était finie...)
(...)

-Elle est encore devant son ordinateur... -Non je n'y suis pas ! -C'est ça, c'est ça...
-Qui c'est qui vient manger encore ce midi ?
-Je ne sais pas à quoi elle pense, mais pas à ses bébés...
-Je sors parce que ça commence déjà à me gonfler...
-Où est-ce qu'elle est encore ?

-C'est qui encore au téléphone ?
-Pfouuuuuuuuu (souvent, quand je bouge dans le canapé, lorsque je dis quelque chose ou demande quelque chose...)
-Tu lui diras qu'il range les verres au bon endroit ?
-J'aime pas les faux-culs (quand je lui demande s'il a passé une bonne journée)
-Si tu me demandes ce que j'ai fait c'est uniquement par curiosité, juste pour savoir...

-Bon allez allez (pour mettre un terme à la conversation)
-Et alors ? Je n'ai pas droit à un découvert ? (quand je lui dis qu'il est au-dessous de 0)...

-C'est honteux de voir ça ! (à propos de rien)
-Qu'est-ce qu'elle dit ta mère, n'importe quoi !
-C'est normal qu'il recrache, vu comment tu le secoue ! (alors que bien sûr je ne le secoue pas du tout...)

Moi : "Aujourd'hui  c'est papa qui viendra vous chercher ! Maman ne sera pas là.
Lui : "ha, enfin on sera tranquille"
(...)

Moi : "dans la vie on a le choix, cultiver la haine ou l'amour.
Lui : la haine.
Moi : tu penses ce que tu dis ?
Lui : non".
(...)

Moi : "tu vas me faire la tête jusqu'à quand ?
Lui : jusqu'à ce que tu partes".
(...)

Moi : "chéri ?
Lui : quoi encore ?
Moi : non, non, rien..."
(...)

Moi : "on s'est arrangé pour la route, je ferai une pause chez XX pour que les bébés puissent prendre le goûter tranquillement au chaud.
Lui : ha ! c'est toi qui l'a appelée ?
Moi : non, mais du coup j'ai sauté sur l'occasion !
Lui (à un tiers) : c'est ça, c'est ça...
Lui (à moi) : prends moi pour un jambon aussi...
(...)

Lui : "qui c'est qui est venu ?
Moi : personne, pourquoi ?
Lui : ouai ouai, c'est ça, c'est ça..."
(...)

Moi : "dis, je peux te parler ?
Lui : non, je regarde le film. Et puis tu veux toujours me parler lorsque je regarde un film !
Moi : mais... tu es TOUJOURS devant la TV !!!???"

"Je vais chercher du pain"
->1h après toujours personne...

"Je ferai la vaisselle demain"


->Vaisselle pas faite.

"C'est qui ce ... ?
?? Comment ?
-Oui, je l'ai lu dans tes messages.
-Tu lis mes messages ?"
(...)

Lui (par téléphone) : "coucou ma chérie, on a fini, on rentre (16h)
Moi : ok"
3h plus tard... les voilà.
Moi : "vous avez faim ?
Eux : non"
Alors je me prépare un plat
Lui : "puisque tu fais comme ça, je ferai pareil maintenant, me dit-il, se prenant une assiette pour manger, finalement..."

Lui : "tu fais quoi, là ?
Moi : je travaille.
Lui : c'est pour ton travail ça ?
Moi : oui.
Lui : les hémorragies ?
Moi : oui.
Lui : ouai, c'est ça..."
(...)






Bonheur...

Plus je les vis, plus je les aime.

De surprises en surprises,
Des rires aux larmes,
Des luttes au repos,
Des silences aux cris,

Tout est là.

C'est magique.
Ils sont magiques.

Bonheur de ces deux petits.

lundi 23 février 2015

Etrange journée...

Entre ce matin et ce soir... tellement d'émotions !

Notre vie de couple, de famille... 

Tendresse au réveil.
Puis agression pour une question de pain.
Puis chacun de son côté affairé.
Puis repas ensemble : incompréhension réglée. Puis silence.
L'un à la vaisselle, l'autre au dodo.
Puis départ pour RDV.
Retour, fâcherie de suite.
Suite de la soirée : bof.
Puis jalousie de ma part, alors que je veux lui parler et le câliner... son fils est à côté, collé à lui.

???

Entre colère et tristesse, quel juste milieu ?

Dépense d'énergie.

Je repense à une discussion, et oui.

Lorsque je dépense mon énergie à demander de faire la vaisselle, de préparer à manger, bref de se mettre ensemble à faire certaines tâches pour aller plus vite...

Lorsque je dépense mon énergie pour contrer, accepter, demander, rétorquer quelque chose à cet Autre.... oui, c'est certain, elle pourrait être employée à bien d'autres projets.

Je dois réorienter mon énergie.

samedi 21 février 2015

Rencontre avec moi-même.

Un rendez-vous comme un autre.
Dr XX, gynéco.
Sauf qu'elle n'est pas comme les autres.
Et aux questions qu'elle me pose, précises, je ne peux lui répondre que des questions précises.

Et là elle me bluffe. Véritablement.
Par deux fois.

La 1ère, alors que je lui évoque notre relation bancale, l'équilibre familial qui n'existe pas, et ma souffrance réelle. Notre drame, le drame que je vis, moi, aujourd'hui.
Et là elle me répond aussi simplement du monde "vous voyez le tableau que vous m'avez offert, il n'est que douceur, sauf cette main d'homme. A cause de cette main, je n'ai jamais pu l'accrocher."
Je lui demande le tableau, elle va me le chercher (tout en haut d'un placard), et je le regarde. Les larmes coulent sur mon visage.
"Vous voyez, j'ai essayé à plusieurs reprises de l'accrocher quelque part. Je n'ai jamais réussi. Cette main, là...me gêne terriblement. C'est physique... -elle oppresse ? -oui, c'est ça".

... vérité profonde, tu rejaillis maintenant.
Et je lui raconte mon rêve (cauchemar !), celui où j'ouvre la porte d'une boulangerie, mes enfants m'attendent, dans le magasin, chacun d'eux le visage emprisonné dans un sac plastique fermé par un noeud. Et moi horrifiée de les voir ainsi et m'empressant de les faire respirer, je me réveille net... Impossible bien sûr de me rendormir...

Elle revient vers ce tableau : "ce ne serait pas possible d'enlever cette main ? -Non lui répondis-je (tout en cachant la main en question) -Tout le reste n'est que douceur", me dit-elle...

La 2ème, alors que je lui parle, tranquillement. J'évoque le paradoxe entre le "tout va bien" d'apparence, et le désarroi profond, les larmes qui sont là, "dès qu'on creuse un peu".
Je ne me rappelle plus des mots que j'ai employés, les tournures de phrases utilisées.
Sauf qu' à la fin elle me dit : "vous savez que vous n'avez pas du tout bégayé ?"

...
Deux fois.
Deux fois où d'âme à âme, elle m'a conforté dans mes idées. Elle m'a renvoyé face à ma conscience.

Un rendez-vous avec moi-même.