lundi 3 août 2015

Ces signes qui ne trompent pas. #CSQNTP1

Il se lève, je l'accueille.
"bonjour !
-pourquoi tu t'es levé ? (me répond-il)
-(...) pourquoi tu dormais ? (lui répondis-je)..."

Il prépare les biberons des enfants alors qu'il n'a pas encore mangé.
"-Tu veux que je leur donne ? (je lui demande)
-non, non", me répond-il. Avant de poursuivre : "va répondre à tes messages"...

Mon téléphone signale un message SMS ou mail.
"Allez, encore un ! C'est qui celui-là ? suivis d'un pfffffffiouuu"
Plus tard, son téléphone sonne. Je réagis comme lui : "c'était qui ? -ça ne te regarde pas !"
(...)


Les menstruations (ou règles): un temps privilégié.

ça peut faire mal au bas-ventre.
Ce n'est pas très agréable.
On est parfois très fatiguée.
Irritable.
Ou... beaucoup d'autres symptômes.

Néanmoins,
C'est un temps privilégié.

Pour se retrouver face à soi-même.
Pour faire passer le "soi" avant le nous.
Pour mettre un terme à la relation physique et donner de l'importance à tout le reste.

Nettoyage.
Moment de réflexion sur ce qui est primordial dans la relation.
L'utiliser comme mise à l'écart intentionnelle.
Comme excuse.
Je m'écarte de mes propres impulsions, et j'observe.

S'il n'y a pas de relation physique, que reste-t-il ?



Blessures.

1 mois que j'étais partie.
2 jours que je suis de retour.

Vous êtes venus me chercher.
Toi, et tes 4 enfants.
Les deux grands et nos deux petits.

C'était... magnifique.
J'était troublée, bouleversée.

Je vous ai regardé à travers la fenêtre,
Tous les 5,
vous étiez resplendissants.
Tous les 5.

Nos enfants me semblaient grands,grands et grandis.
Et toi tu étais lumineux.

Un énorme sanglot m'a pris,
Les larmes ont coulé,
J'ai préféré laisser quelques larmes couler dans tes bras,
contre toi,
Sorte de pudeur de larme envers nos enfants...
Mais bien vite je me suis détachée pour les prendre dans mes bras,
Comme je pouvais,
N'ayant pas le droit de les porter.

Deux jours que je suis revenue et c'est tellement difficile de ne pas pouvoir les porter !
Je sais que je dois attendre un bon mois encore,
Mais le comprennent-ils ?
Comprennent-ils pourquoi leur mère ne les prend plus dans ses bras ?
Je leur répète en tous cas, souvent.
Mais pas trop, pour ne pas y penser.

Je me sens ultra dépendante depuis que je suis revenue.
De toi, mon chéri.
Toi qui depuis deux jours me fait pleurer maintenant.

Depuis que nous sommes rentrés,
tu as repris ton humour piquant.
celui qui me blesse, qui ne fait rire que toi, et peut-être quelques autres.
Toi qui le 1er jour t'es rendu compte que "je ne servais à rien", et qui me l'a bien répété cinq ou six fois dans la journée,
Toi qui, "pour rire", disait à moi ou qui veut l'entendre que tu vas me faire rentrer chez moi.
Je sais, c'est drôle.
Mais je dois être un peu plus sensible encore que d'habitude alors ça me touche, forcément.

Toi qui souffle ou qui t'énerve quand je te demande quelque chose.
Parce que ce quelque chose est lourd et que je ne peux pas le porter.

Toi qui n'imagine pas à quel point ce n'est pas facile de me retrouver avec les deux bébés, sans pouvoir les prendre ni les changer en cas de besoin.
Sans pouvoir les emmener d'un endroit à l'autre.

Toi qui me disais hier au soir, alors que j'invitais des amis à prendre un apéro, ce que tu aimes pourtant faire avec les tiens, que c'est encore toi qui allais devoir t'occuper des bébés pendant qu'ils seraient là...
Toi qui pourtant n'est pas gêné de dire à tes amis que tu iras chasser avec eux dimanche soir et lundi soir...
Toi qui réserve ton samedi soir pour sortir, à moi de trouver quelqu'un pour garder les enfants...
Toi qui oublie qu'en août nous devions aller à une fête dans ma famille, et qui réserve autre chose rien que pour toi le lendemain sans m'en parler...
Toi qui me dis, ce deuxième soir, que finalement je ne suis pas en si mauvais état que ça, alors quoi je pourrai quand même en faire plus...

(...)






Habiter chez moi.

"-Comment allez-vous ?
-Très bien, merci, et vous ?"

Ce n'est pas vrai.
Je bouillonne à l'intérieur de mille choses non réglées.

Ok j'ai du travail à faire sur moi et je dois bien sûr modifier des attitudes, des paroles, des actions et certains choix.
Mais avant tout j'ai besoin d'évacuer, de mettre au clair certains drames émotionnels, pour ne pas ls entretenir mais plutôt les dépasser.

C'est très simple.

Si j'étais chez moi, je me sentirai libre de me coucher et de me lever comme je veux.
Et ce n'est pas le cas.

Si j'étais chez moi, je ne ferai pas attention au bruit des touches lorsque je pianote sur le clavier.
Et ce n'est pas le cas.

Si j'étais chez moi, je prendrai mon petit déjeuner sans attendre alors que j'ai faim le matin.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.

Si j'étais chez moi, je ne me sentirai pas gênée de répondre à un message SMS ou de répondre un mail.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.

Où suis-je chez moi ?
Dans les rêves.

Comment arrive-je à être bien ?
Lorsque je suis forte, que je me force à faire des choses qui pourraient me faire plaisir, sans tenir compte des reproches, jugements, remarques diverses, trop nombreuses et trop fortes.

Mais ça demande un déploiement d'énergie quand il faut relancer la machine.
Une fois dans la logique du "je fais pour être bien", il n'y a plus qu'à continuer.
Mais les rouages se salissent et s'agglutinent parfois.
Et le moulin du bonheur ne trouve plus assez d'eau pour tourner.

Le 1er jour de mon retour, je pleurais.
Le deuxième jour de mon retour, je pleurais.
Cela fait 27 jours que je suis rentrée, et encore hier, je pleurais.

PArce que je ne maîtrise pas tout de la machine du bonheur.
Certes j'ai des réactions, obligatoirement teintées émotionnellement,
Donc certaines appropriées, d'autres non.

Et face à ces ré(actions), il y aussi une autre machine.
Qui ne fonctionne pas du tout sur le même modèle que la mienne.
Parfois elles se rejoignent, mais globalement non.

Je SAIS que je suis partie prenante de ma vie.
Je le dis suffisamment HAUT et FORT
"Dans la vie, on a toujours ce que l'on veut. Et quand on n'a rien c'est qu'on ne veut rien."

Mais j'oublie les transitions quand je dis ça.
J'oublie le "je veux ça, maintenant, alors que je voulais autre chose avant".
Et c'est là que la question se pose ; comment passer de l'un à l'autre ?

Sans blesser ?
Sans rompre une soi-disante harmonie ?
Sans casser l'équilibre ?

De loin, il est facile de penser qu'un autre équilibre est complètement possible.
Et je le pense.
C'est la mise en oeuvre qui ne s'avère pas si simple.

Je ne voulais plus écrire les choses négatives car je me disais que ça me focalisait sur elles.
Sauf que j'ai besoin de mettre des mots à des situations.
Sauf que je ne peux pas rester à me consoler seule, me faire une raison, accepter l'inacceptable.
J'ai besoin d'évacuer, aussi, pour me libérer de ce que nous n'évoquons pas.

J'aime tellement lorsque je suis heureuse,
Je crée de toute pièce tout et n'importe quoi,
Je suis pleine d'idées et de sourires à donner...

Et puis,
Il y a ces autres moments.
où je me retrouve face à moi-même.

Face aux autres, et non plus avec les autres.
Tournée vers moi, bégayeuse de vie,
Honteuse, timide et maussade.

Je ne veux pas être celle-là.
Et sans TOUT reprocher à l'autre
(j'ai évidemment ma part là-dedans),

Je ne veux pas être celle qui craint.
Qui craint des paroles blessantes.
Qui craint d'être humiliée.
Qui craint d'entendre des mots durs, des phrases qui rabaissent au lieu de faire grandir l'Autre.

Je n'en veux plus.

Je veux être prise au sérieux.
Je ne veux pas t'accorder plus d'importance que celle que je ne veux pas donner à mes blessures.
Je veux que tu me croies et que tu m'écoutes.
Je veux parler librement, m'exprimer sereinement.

Pourquoi ai-je choisi celui qui est tout l'inverse de ça ?

lundi 15 juin 2015

Grandeur d'âme.

A l'instar de Gandhi, en quoi est-ce si difficile de chercher la paix entre les gens ?

dimanche 14 juin 2015

Recentrage.

Joindre les mains pour remercier.
Enoncer des paroles de paix.
Sourire.

Ce que je suis.

samedi 30 mai 2015

Retour à l'essence.

Tant de temps sans écrire... tant de temps loin de moi ?

J'avais même oublié l'existence de ce blog. De ce journal. De cet espace à réception de soufre.
J'avais oublié de penser.

Ils ont un an, ces chers amours... Un an déjà.
Je suis aussi heureuse que j'ai peur.

Je ne pouvais pas imaginer ce que c'était que d'être mère et femme d'un homme qui n'imagine pas les choses comme moi.
Je ne comprenais pas. Evidemment pas.

Je veux autant que l'on se sépare que j'ai besoin qu'on soit ensemble.
Vous notez cette différence ? Entre la volonté et le manque... 

Je n'apprends plus rien.
Je m'abrutis.
J'avance difficilement.
Je ne m'épanouis pas.

Je fuis certains modèles, et j'en suis (de suivre) d'autres qui ne sont pas forcément mieux.
Je veux tout être, et passe à côté de beaucoup trop.

Je suis bloquée dans ma relation, vivant avec quelqu'un qui ne me comprend pas, et que je n'ai plus envie de comprendre.
Je suis certaine que la simplicité existe.
J'ai peur de faire mal à mes enfants.
Et la terrible phrase "les enfants choisissent leurs parents" ne me rassure pas.
Je sais qu'il va y avoir une fin prochaine.
Je sais que notre histoire est vouée à s'éteindre.
Je sais que ça va nous faire très mal, 
ça me fait peur pour mes enfants. Nos enfants.

Je n'ai pas envie de faire d'efforts.

Je ne comprends rien à la vie.
Y a-t-il quelque chose à comprendre ?

Comment vivre avec quelqu'un qui n'a pas de projets ?
Et qui n'en veut pas ?
J'ai besoin de projets pour vivre le présent.

Cette future et prochaine opération va me faire du bien.
Deux semaines pour me retrouver.