Rédiger un SMS et sentir une présence au-dessus de soi.
Taper sur "envoyer" et voir le regard du geôlier qui s'en va.
Venir plus tard, les bras tendus, attendant qu'il mette les menottes.
Lui dire :"tu me diras quand je devrai rentrer ? J'ai l'impression d'être en prison, là."
Et entendre : "tu fais ce que tu veux de toute façon. Vas-y ! vas-y ! tu es libre maintenant. De toute façon maintenant ça n'a plus d'importance."
Et partir écrire cette situation sur le blog, avant de reprendre le nettoyage du véhicule.
Nettoyer le véhicule, et puis entendre "fallait absolument que tu fasses ça aujourd'hui?"
lundi 3 août 2015
ces signes qui ne trompent pas. CSQNTP#2
Etre en train de pianoter sur le clavier (comme à l'instant)...
Entendre les pas qui se rapprochent...
Et attendre le reproche, la remarque, le truc pinçant et mal aimable qui va suivre.
Faire comme si de rien, et l'entendre vraiment.
"tu as tellement de messages que tu dois prendre un 2ème ordinateur ? C'est qui encore ?
Commencer à être méchante avec l'environnement du conjoint.
Commencer à voir les mauvais côtés des gens, quels qu'ils soient.
Avoir envie de râler, sans aucune raison.
Si ce n'est pas un signe de mal-être....
Avoir envie de créer pour quelqu'un, de préparer un cadeau.
Et puis se prendre une remarque.
Et être tellement marquée que les fleurs et les idées disparaissent au profit d'un gros nuage noir.
Lorsqu'on n'ose pas demander ou évoquer un sujet de peur de se prendre une raillerie ou râlerie ou autre. A son propre conjoint.
Où est ma liberté ?
Lorsqu'on pense à faire une liste des conditions sine qua non à remplir pour vivre avec quelqu'un.
Lorsqu'on entend, alors que je lui propose un médiateur pour qu'on puisse s'exprimer, se parler, et résoudre nos problèmes : "je ne veux pas gaspiller mon argent". Et pourtant insister, à grand renfort de PNL "tu penses que résoudre nos problèmes de couple c'est gaspiller notre argent ?" et entendre : "oui". Tout ça en sachant qu'il dépense 150€ de clopes par moi plus quelques bouteilles de Pastis...
Lorsqu'on entend, pour "rire": "de toute façon tu ne seras jamais ma femme. Nous ne sommes pas mariés." Et qu'on se rend compte que pour cette seule fois, les mots ont de l'importance pour lui.
Entendre les pas qui se rapprochent...
Et attendre le reproche, la remarque, le truc pinçant et mal aimable qui va suivre.
Faire comme si de rien, et l'entendre vraiment.
"tu as tellement de messages que tu dois prendre un 2ème ordinateur ? C'est qui encore ?
Commencer à être méchante avec l'environnement du conjoint.
Commencer à voir les mauvais côtés des gens, quels qu'ils soient.
Avoir envie de râler, sans aucune raison.
Si ce n'est pas un signe de mal-être....
Avoir envie de créer pour quelqu'un, de préparer un cadeau.
Et puis se prendre une remarque.
Et être tellement marquée que les fleurs et les idées disparaissent au profit d'un gros nuage noir.
Lorsqu'on n'ose pas demander ou évoquer un sujet de peur de se prendre une raillerie ou râlerie ou autre. A son propre conjoint.
Où est ma liberté ?
Lorsqu'on pense à faire une liste des conditions sine qua non à remplir pour vivre avec quelqu'un.
Lorsqu'on entend, alors que je lui propose un médiateur pour qu'on puisse s'exprimer, se parler, et résoudre nos problèmes : "je ne veux pas gaspiller mon argent". Et pourtant insister, à grand renfort de PNL "tu penses que résoudre nos problèmes de couple c'est gaspiller notre argent ?" et entendre : "oui". Tout ça en sachant qu'il dépense 150€ de clopes par moi plus quelques bouteilles de Pastis...
Lorsqu'on entend, pour "rire": "de toute façon tu ne seras jamais ma femme. Nous ne sommes pas mariés." Et qu'on se rend compte que pour cette seule fois, les mots ont de l'importance pour lui.
Ce qui m'insupporte.
Quelqu'un : "Y, tu veux une bière ? -Oui je veux bien. -Et vous aussi ? Y2, Y3, Y4... ?-Oui, merci !" Nous, les femmes, sommes-nous invisibles ? Ou chacun s'occupe de son sexe ?
Nul.
Lorsque le papa déverse haut et fort ses remarques sur ses deux enfants : "votre maman ne s'occupe pas de vous. Elle lit ses messages."
Je leur dis, moi, "votre père a encore trop bu ? Il préfère s'asseoir à une table partageant blagues cochonnes avec ses copains, ou aller à droite à gauche sans demander l'avis de sa maman, ou lui répéter tous les jours qu'elle ne sert à rien, ou qu'il faut le laisser dormir parce qu'il regarde la TV ?"
certainement pas.
Je branche mon portable.
Alors que je repasse plus tard devant la prise, je vois mon portable débranché, et le sien à ma place.
Me chercher, me provoquer, est-ce la seule façon que tu as de t'adresser à moi ?
Hier soir.
Je m'étends sur le canapé.
Alors que j'attrape la télécommande, il me la prends vite faite, et choisis ce qu'il veut.
Mais franchement, quel âge ?
Et combien de temps vais-je tenir ?
Parce que le problème après, c'est que si je décide de "passer outre", ce ne sera qu'en surface.
Je sais très bien que ça va s'entasser très profond.
Et la pile est déjà trop haute.
Beaucoup trop haute.
Quand il fume dans mon camion alors qu'il y a les sièges enfants.
Bref, quand il est irrespectueux.
Lorsqu'il est persuadé que j'envoie des messages à des mecs.
Ou que je lui ai dit que j'ai une réunion pour ci ou ça et qu'il ne me croît pas.
Pourquoi lui annoncerais-je ? Non mais franchement ?
Nul.
Lorsque le papa déverse haut et fort ses remarques sur ses deux enfants : "votre maman ne s'occupe pas de vous. Elle lit ses messages."
Je leur dis, moi, "votre père a encore trop bu ? Il préfère s'asseoir à une table partageant blagues cochonnes avec ses copains, ou aller à droite à gauche sans demander l'avis de sa maman, ou lui répéter tous les jours qu'elle ne sert à rien, ou qu'il faut le laisser dormir parce qu'il regarde la TV ?"
certainement pas.
Je branche mon portable.
Alors que je repasse plus tard devant la prise, je vois mon portable débranché, et le sien à ma place.
Me chercher, me provoquer, est-ce la seule façon que tu as de t'adresser à moi ?
Hier soir.
Je m'étends sur le canapé.
Alors que j'attrape la télécommande, il me la prends vite faite, et choisis ce qu'il veut.
Mais franchement, quel âge ?
Et combien de temps vais-je tenir ?
Parce que le problème après, c'est que si je décide de "passer outre", ce ne sera qu'en surface.
Je sais très bien que ça va s'entasser très profond.
Et la pile est déjà trop haute.
Beaucoup trop haute.
Quand il fume dans mon camion alors qu'il y a les sièges enfants.
Bref, quand il est irrespectueux.
Lorsqu'il est persuadé que j'envoie des messages à des mecs.
Ou que je lui ai dit que j'ai une réunion pour ci ou ça et qu'il ne me croît pas.
Pourquoi lui annoncerais-je ? Non mais franchement ?
Ces signes qui ne trompent pas. #CSQNTP1
Il se lève, je l'accueille.
"bonjour !
-pourquoi tu t'es levé ? (me répond-il)
-(...) pourquoi tu dormais ? (lui répondis-je)..."
Il prépare les biberons des enfants alors qu'il n'a pas encore mangé.
"-Tu veux que je leur donne ? (je lui demande)
-non, non", me répond-il. Avant de poursuivre : "va répondre à tes messages"...
Mon téléphone signale un message SMS ou mail.
"Allez, encore un ! C'est qui celui-là ? suivis d'un pfffffffiouuu"
Plus tard, son téléphone sonne. Je réagis comme lui : "c'était qui ? -ça ne te regarde pas !"
(...)
"bonjour !
-pourquoi tu t'es levé ? (me répond-il)
-(...) pourquoi tu dormais ? (lui répondis-je)..."
Il prépare les biberons des enfants alors qu'il n'a pas encore mangé.
"-Tu veux que je leur donne ? (je lui demande)
-non, non", me répond-il. Avant de poursuivre : "va répondre à tes messages"...
Mon téléphone signale un message SMS ou mail.
"Allez, encore un ! C'est qui celui-là ? suivis d'un pfffffffiouuu"
Plus tard, son téléphone sonne. Je réagis comme lui : "c'était qui ? -ça ne te regarde pas !"
(...)
Les menstruations (ou règles): un temps privilégié.
ça peut faire mal au bas-ventre.
Ce n'est pas très agréable.
On est parfois très fatiguée.
Irritable.
Ou... beaucoup d'autres symptômes.
Néanmoins,
C'est un temps privilégié.
Pour se retrouver face à soi-même.
Pour faire passer le "soi" avant le nous.
Pour mettre un terme à la relation physique et donner de l'importance à tout le reste.
Nettoyage.
Moment de réflexion sur ce qui est primordial dans la relation.
L'utiliser comme mise à l'écart intentionnelle.
Comme excuse.
Je m'écarte de mes propres impulsions, et j'observe.
S'il n'y a pas de relation physique, que reste-t-il ?
Ce n'est pas très agréable.
On est parfois très fatiguée.
Irritable.
Ou... beaucoup d'autres symptômes.
Néanmoins,
C'est un temps privilégié.
Pour se retrouver face à soi-même.
Pour faire passer le "soi" avant le nous.
Pour mettre un terme à la relation physique et donner de l'importance à tout le reste.
Nettoyage.
Moment de réflexion sur ce qui est primordial dans la relation.
L'utiliser comme mise à l'écart intentionnelle.
Comme excuse.
Je m'écarte de mes propres impulsions, et j'observe.
S'il n'y a pas de relation physique, que reste-t-il ?
Blessures.
1 mois que j'étais partie.
2 jours que je suis de retour.
Vous êtes venus me chercher.
Toi, et tes 4 enfants.
Les deux grands et nos deux petits.
C'était... magnifique.
J'était troublée, bouleversée.
Je vous ai regardé à travers la fenêtre,
Tous les 5,
vous étiez resplendissants.
Tous les 5.
Nos enfants me semblaient grands,grands et grandis.
Et toi tu étais lumineux.
Un énorme sanglot m'a pris,
Les larmes ont coulé,
J'ai préféré laisser quelques larmes couler dans tes bras,
contre toi,
Sorte de pudeur de larme envers nos enfants...
Mais bien vite je me suis détachée pour les prendre dans mes bras,
Comme je pouvais,
N'ayant pas le droit de les porter.
Deux jours que je suis revenue et c'est tellement difficile de ne pas pouvoir les porter !
Je sais que je dois attendre un bon mois encore,
Mais le comprennent-ils ?
Comprennent-ils pourquoi leur mère ne les prend plus dans ses bras ?
Je leur répète en tous cas, souvent.
Mais pas trop, pour ne pas y penser.
Je me sens ultra dépendante depuis que je suis revenue.
De toi, mon chéri.
Toi qui depuis deux jours me fait pleurer maintenant.
Depuis que nous sommes rentrés,
tu as repris ton humour piquant.
celui qui me blesse, qui ne fait rire que toi, et peut-être quelques autres.
Toi qui le 1er jour t'es rendu compte que "je ne servais à rien", et qui me l'a bien répété cinq ou six fois dans la journée,
Toi qui, "pour rire", disait à moi ou qui veut l'entendre que tu vas me faire rentrer chez moi.
Je sais, c'est drôle.
Mais je dois être un peu plus sensible encore que d'habitude alors ça me touche, forcément.
Toi qui souffle ou qui t'énerve quand je te demande quelque chose.
Parce que ce quelque chose est lourd et que je ne peux pas le porter.
Toi qui n'imagine pas à quel point ce n'est pas facile de me retrouver avec les deux bébés, sans pouvoir les prendre ni les changer en cas de besoin.
Sans pouvoir les emmener d'un endroit à l'autre.
Toi qui me disais hier au soir, alors que j'invitais des amis à prendre un apéro, ce que tu aimes pourtant faire avec les tiens, que c'est encore toi qui allais devoir t'occuper des bébés pendant qu'ils seraient là...
Toi qui pourtant n'est pas gêné de dire à tes amis que tu iras chasser avec eux dimanche soir et lundi soir...
Toi qui réserve ton samedi soir pour sortir, à moi de trouver quelqu'un pour garder les enfants...
Toi qui oublie qu'en août nous devions aller à une fête dans ma famille, et qui réserve autre chose rien que pour toi le lendemain sans m'en parler...
Toi qui me dis, ce deuxième soir, que finalement je ne suis pas en si mauvais état que ça, alors quoi je pourrai quand même en faire plus...
(...)
2 jours que je suis de retour.
Vous êtes venus me chercher.
Toi, et tes 4 enfants.
Les deux grands et nos deux petits.
C'était... magnifique.
J'était troublée, bouleversée.
Je vous ai regardé à travers la fenêtre,
Tous les 5,
vous étiez resplendissants.
Tous les 5.
Nos enfants me semblaient grands,grands et grandis.
Et toi tu étais lumineux.
Un énorme sanglot m'a pris,
Les larmes ont coulé,
J'ai préféré laisser quelques larmes couler dans tes bras,
contre toi,
Sorte de pudeur de larme envers nos enfants...
Mais bien vite je me suis détachée pour les prendre dans mes bras,
Comme je pouvais,
N'ayant pas le droit de les porter.
Deux jours que je suis revenue et c'est tellement difficile de ne pas pouvoir les porter !
Je sais que je dois attendre un bon mois encore,
Mais le comprennent-ils ?
Comprennent-ils pourquoi leur mère ne les prend plus dans ses bras ?
Je leur répète en tous cas, souvent.
Mais pas trop, pour ne pas y penser.
Je me sens ultra dépendante depuis que je suis revenue.
De toi, mon chéri.
Toi qui depuis deux jours me fait pleurer maintenant.
Depuis que nous sommes rentrés,
tu as repris ton humour piquant.
celui qui me blesse, qui ne fait rire que toi, et peut-être quelques autres.
Toi qui le 1er jour t'es rendu compte que "je ne servais à rien", et qui me l'a bien répété cinq ou six fois dans la journée,
Toi qui, "pour rire", disait à moi ou qui veut l'entendre que tu vas me faire rentrer chez moi.
Je sais, c'est drôle.
Mais je dois être un peu plus sensible encore que d'habitude alors ça me touche, forcément.
Toi qui souffle ou qui t'énerve quand je te demande quelque chose.
Parce que ce quelque chose est lourd et que je ne peux pas le porter.
Toi qui n'imagine pas à quel point ce n'est pas facile de me retrouver avec les deux bébés, sans pouvoir les prendre ni les changer en cas de besoin.
Sans pouvoir les emmener d'un endroit à l'autre.
Toi qui me disais hier au soir, alors que j'invitais des amis à prendre un apéro, ce que tu aimes pourtant faire avec les tiens, que c'est encore toi qui allais devoir t'occuper des bébés pendant qu'ils seraient là...
Toi qui pourtant n'est pas gêné de dire à tes amis que tu iras chasser avec eux dimanche soir et lundi soir...
Toi qui réserve ton samedi soir pour sortir, à moi de trouver quelqu'un pour garder les enfants...
Toi qui oublie qu'en août nous devions aller à une fête dans ma famille, et qui réserve autre chose rien que pour toi le lendemain sans m'en parler...
Toi qui me dis, ce deuxième soir, que finalement je ne suis pas en si mauvais état que ça, alors quoi je pourrai quand même en faire plus...
(...)
Habiter chez moi.
"-Comment allez-vous ?
-Très bien, merci, et vous ?"
Ce n'est pas vrai.
Je bouillonne à l'intérieur de mille choses non réglées.
Ok j'ai du travail à faire sur moi et je dois bien sûr modifier des attitudes, des paroles, des actions et certains choix.
Mais avant tout j'ai besoin d'évacuer, de mettre au clair certains drames émotionnels, pour ne pas ls entretenir mais plutôt les dépasser.
C'est très simple.
Si j'étais chez moi, je me sentirai libre de me coucher et de me lever comme je veux.
Et ce n'est pas le cas.
Si j'étais chez moi, je ne ferai pas attention au bruit des touches lorsque je pianote sur le clavier.
Et ce n'est pas le cas.
Si j'étais chez moi, je prendrai mon petit déjeuner sans attendre alors que j'ai faim le matin.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.
Si j'étais chez moi, je ne me sentirai pas gênée de répondre à un message SMS ou de répondre un mail.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.
Où suis-je chez moi ?
Dans les rêves.
Comment arrive-je à être bien ?
Lorsque je suis forte, que je me force à faire des choses qui pourraient me faire plaisir, sans tenir compte des reproches, jugements, remarques diverses, trop nombreuses et trop fortes.
Mais ça demande un déploiement d'énergie quand il faut relancer la machine.
Une fois dans la logique du "je fais pour être bien", il n'y a plus qu'à continuer.
Mais les rouages se salissent et s'agglutinent parfois.
Et le moulin du bonheur ne trouve plus assez d'eau pour tourner.
Le 1er jour de mon retour, je pleurais.
Le deuxième jour de mon retour, je pleurais.
Cela fait 27 jours que je suis rentrée, et encore hier, je pleurais.
PArce que je ne maîtrise pas tout de la machine du bonheur.
Certes j'ai des réactions, obligatoirement teintées émotionnellement,
Donc certaines appropriées, d'autres non.
Et face à ces ré(actions), il y aussi une autre machine.
Qui ne fonctionne pas du tout sur le même modèle que la mienne.
Parfois elles se rejoignent, mais globalement non.
Je SAIS que je suis partie prenante de ma vie.
Je le dis suffisamment HAUT et FORT
"Dans la vie, on a toujours ce que l'on veut. Et quand on n'a rien c'est qu'on ne veut rien."
Mais j'oublie les transitions quand je dis ça.
J'oublie le "je veux ça, maintenant, alors que je voulais autre chose avant".
Et c'est là que la question se pose ; comment passer de l'un à l'autre ?
Sans blesser ?
Sans rompre une soi-disante harmonie ?
Sans casser l'équilibre ?
De loin, il est facile de penser qu'un autre équilibre est complètement possible.
Et je le pense.
C'est la mise en oeuvre qui ne s'avère pas si simple.
Je ne voulais plus écrire les choses négatives car je me disais que ça me focalisait sur elles.
Sauf que j'ai besoin de mettre des mots à des situations.
Sauf que je ne peux pas rester à me consoler seule, me faire une raison, accepter l'inacceptable.
J'ai besoin d'évacuer, aussi, pour me libérer de ce que nous n'évoquons pas.
J'aime tellement lorsque je suis heureuse,
Je crée de toute pièce tout et n'importe quoi,
Je suis pleine d'idées et de sourires à donner...
Et puis,
Il y a ces autres moments.
où je me retrouve face à moi-même.
Face aux autres, et non plus avec les autres.
Tournée vers moi, bégayeuse de vie,
Honteuse, timide et maussade.
Je ne veux pas être celle-là.
Et sans TOUT reprocher à l'autre
(j'ai évidemment ma part là-dedans),
Je ne veux pas être celle qui craint.
Qui craint des paroles blessantes.
Qui craint d'être humiliée.
Qui craint d'entendre des mots durs, des phrases qui rabaissent au lieu de faire grandir l'Autre.
Je n'en veux plus.
Je veux être prise au sérieux.
Je ne veux pas t'accorder plus d'importance que celle que je ne veux pas donner à mes blessures.
Je veux que tu me croies et que tu m'écoutes.
Je veux parler librement, m'exprimer sereinement.
Pourquoi ai-je choisi celui qui est tout l'inverse de ça ?
-Très bien, merci, et vous ?"
Ce n'est pas vrai.
Je bouillonne à l'intérieur de mille choses non réglées.
Ok j'ai du travail à faire sur moi et je dois bien sûr modifier des attitudes, des paroles, des actions et certains choix.
Mais avant tout j'ai besoin d'évacuer, de mettre au clair certains drames émotionnels, pour ne pas ls entretenir mais plutôt les dépasser.
C'est très simple.
Si j'étais chez moi, je me sentirai libre de me coucher et de me lever comme je veux.
Et ce n'est pas le cas.
Si j'étais chez moi, je ne ferai pas attention au bruit des touches lorsque je pianote sur le clavier.
Et ce n'est pas le cas.
Si j'étais chez moi, je prendrai mon petit déjeuner sans attendre alors que j'ai faim le matin.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.
Si j'étais chez moi, je ne me sentirai pas gênée de répondre à un message SMS ou de répondre un mail.
Et ce n'est pas (toujours) le cas.
Où suis-je chez moi ?
Dans les rêves.
Comment arrive-je à être bien ?
Lorsque je suis forte, que je me force à faire des choses qui pourraient me faire plaisir, sans tenir compte des reproches, jugements, remarques diverses, trop nombreuses et trop fortes.
Mais ça demande un déploiement d'énergie quand il faut relancer la machine.
Une fois dans la logique du "je fais pour être bien", il n'y a plus qu'à continuer.
Mais les rouages se salissent et s'agglutinent parfois.
Et le moulin du bonheur ne trouve plus assez d'eau pour tourner.
Le 1er jour de mon retour, je pleurais.
Le deuxième jour de mon retour, je pleurais.
Cela fait 27 jours que je suis rentrée, et encore hier, je pleurais.
PArce que je ne maîtrise pas tout de la machine du bonheur.
Certes j'ai des réactions, obligatoirement teintées émotionnellement,
Donc certaines appropriées, d'autres non.
Et face à ces ré(actions), il y aussi une autre machine.
Qui ne fonctionne pas du tout sur le même modèle que la mienne.
Parfois elles se rejoignent, mais globalement non.
Je SAIS que je suis partie prenante de ma vie.
Je le dis suffisamment HAUT et FORT
"Dans la vie, on a toujours ce que l'on veut. Et quand on n'a rien c'est qu'on ne veut rien."
Mais j'oublie les transitions quand je dis ça.
J'oublie le "je veux ça, maintenant, alors que je voulais autre chose avant".
Et c'est là que la question se pose ; comment passer de l'un à l'autre ?
Sans blesser ?
Sans rompre une soi-disante harmonie ?
Sans casser l'équilibre ?
De loin, il est facile de penser qu'un autre équilibre est complètement possible.
Et je le pense.
C'est la mise en oeuvre qui ne s'avère pas si simple.
Je ne voulais plus écrire les choses négatives car je me disais que ça me focalisait sur elles.
Sauf que j'ai besoin de mettre des mots à des situations.
Sauf que je ne peux pas rester à me consoler seule, me faire une raison, accepter l'inacceptable.
J'ai besoin d'évacuer, aussi, pour me libérer de ce que nous n'évoquons pas.
J'aime tellement lorsque je suis heureuse,
Je crée de toute pièce tout et n'importe quoi,
Je suis pleine d'idées et de sourires à donner...
Et puis,
Il y a ces autres moments.
où je me retrouve face à moi-même.
Face aux autres, et non plus avec les autres.
Tournée vers moi, bégayeuse de vie,
Honteuse, timide et maussade.
Je ne veux pas être celle-là.
Et sans TOUT reprocher à l'autre
(j'ai évidemment ma part là-dedans),
Je ne veux pas être celle qui craint.
Qui craint des paroles blessantes.
Qui craint d'être humiliée.
Qui craint d'entendre des mots durs, des phrases qui rabaissent au lieu de faire grandir l'Autre.
Je n'en veux plus.
Je veux être prise au sérieux.
Je ne veux pas t'accorder plus d'importance que celle que je ne veux pas donner à mes blessures.
Je veux que tu me croies et que tu m'écoutes.
Je veux parler librement, m'exprimer sereinement.
Pourquoi ai-je choisi celui qui est tout l'inverse de ça ?
Inscription à :
Articles (Atom)