dimanche 9 août 2015

Lunatisme : destructeur de relation.

Se coucher le soir, envie de câliner son "chéri" tout calme et gentil.
Se réveiller le matin, l'entendre râler, grogner, pour finalement me demander d'aller lui chercher du Pastis parce qu'il part construire un pont dans la forêt et qu'il n'en a plus pour boire le fameux apéro récompensant le travail de ces messieurs.
Lui dire qu'il aurait pu anticiper.
Le réentendre grogner.

Grrr...
c'est si compliqué de prendre un petit dej' tranquille et de demander les choses gentiment ?

Le pire c'est que bonne poire que je suis, j'irai lui acheter, s'il me demandait simplement les choses de manière calme et tranquille.


vendredi 7 août 2015

Incohérence.

Voir un homme qui pendant de longues heures regarde la télévision quotidiennement.
Dont de nombreuses émissions sur d'autres pays du monde.
Et l'entendre dire, à table: "ici on ne parle pas arabe".

Comment prendre ce genre de phrase à la légère ?
Non.
Je ne peux pas.
Et j'espère que je resterai choquée de ce genre de phrase aussi longtemps que je vivrai.

jeudi 6 août 2015

Miracle (ou presque) : être femme, la réponse.

Nous avons discuté.
C'est fou.
Nous sommes arrivés à échanger quelques mots (ou maux aussi).

Tout est parti d'une question de ma part (sûrement débile mais je voulais engager la conversation) :
"Je cherche beaucoup d'orties pour mes préparations, tu sais où je pourrai en trouver ?
-T'as pas autre chose à foutre que tes trucs à la con ?
-pourquoi tu parles comme ça ?
-Franchement tu penses vraiment qu'à toi !
-Comment ?
(...)
Bref.
Et on en arrive à la question fatidique du qu'est-ce qu'une femme vu que je n'en suis pas une.

Et il me répond !
Une femme, c'est :
-quelqu'un qui ne se fait pas repérer.
-quelqu'un qui ne montre pas son cul à tout le monde
-une femme.

Mais c'est génial ! Nous avons ENFIN la réponse !

Donc solution :
->mettre une cape d'invisibilité
->pour l'autre je n'ai jamais montré mon "cul" donc déjà résolui
->une femme, j'en suis une !!

Par contre cela va nous emmener sur un autre terrain : comment faire en sorte qu'il me retrouve avec ma cape ? Il ne pourra pas voir ma progression !!

Affaire à suivre.
H, en colère, deux superbes enfants.

lundi 3 août 2015

Méchanceté, d'où viens-tu ?

Méchanceté gratuite, d'où viens-tu ?

Quelle est ta raison d'être ?
De quoi te nourris-tu ?

Je peux le dire, je vis dans la peur.
La peur peut prendre de nombreuses formes différentes.

Celle que je vis, c'est celle de l'expression. Et de l'action.

Par exemple, lorsque je demande à son fils quelque chose, je ne sais jamais s'il ne va pas me dire : "pourquoi tu lui demandes ça ? ce n'est pas à toi de le faire ou ça ne te regarde pas !"
A l'inverse, si je ne lui demande pas ce que j'aimerai, je ne sais jamais si je ne vais pas entendre un reproche de ne pas lui avoir dit"...

Cette peur m'empêche donc d'être moi. D'être complètement moi.

"Eteints moi cette musique tout de suite".
"Pourquoi tu te mets en pantalon ?"
"Pourquoi tu fais ci ?"
"Pourquoi tu fais ça ?"

Je suis sous le panoptique. En permanence.

Nous rentrons. Avec son fils et les enfants.
Je descends, on se regarde.
"quoi, qu'est-ce t'as ?" me demande-t-il....
Puis me voyant avec du pain "t'as été le chercher où ton pain ?"
(...)
J'ai besoin de douceur.
Suis-je méchante à ce point ?
Est-ce mon miroir ?

cette peur, c'est tout simplement celle de vivre dans le quotidien.

Je suis gentille et enthousiaste, "arrête de te comporter comme une enfant. Arrête de te la péter."
Je suis sur la réserve et timide "de toute façon tu as fais la gueule toute la journée."
Quand ? Mais quand pourrais-je être moi ?

Et puis je crois, voici le pire :
En plus du "tu ne sers à rien depuis que tu es rentrée de l'hôpital car tu ne m'aides pas à porter les enfants", il y a le "tu t'en sors bien, hein, tu es contente, comme ça tu ne fais rien... tu vas voir..." (dans le sens, après c'est mon tour).

Et tout ça, alors que j'ai trouvé quelqu'un à chaque fois pour m'aider, venant pour une semaine, soit volontairement, soit que je paye.
Tout ça, alors que je meure d'envie de porter mes enfants.
Tout ça alors que c'est très difficile de sous-traiter pour moi mon devoir de mère...
Alors oui, je ne fais rien.
Sauf la vaisselle, sauf le ménage, sauf la lessive, sauf le rangement, sauf jouer avec les enfants, sauf les emmener presque chaque jour quelque part pour les promener ou leur faire vivre des expériences, sauf leur faire des câlins comme je peux, sauf préparer à manger, sauf...des bricoles?

Et là j'ai mal.
enfin, je sens les coutures.
Est-ce parce que je n'ai pas attendu les 2 mois plein avant de les porter ?
J'en avais marre d'entendre des choses comme ça. Des "tu ne sers à rien. Tu ne me sers à rien."

Sauf à assouvir tes plaisirs ?


Ces signes qui ne trompent pas #3

Rédiger un SMS et sentir une présence au-dessus de soi.
Taper sur "envoyer" et voir le regard du geôlier qui s'en va.
Venir plus tard, les bras tendus, attendant qu'il mette les menottes.
Lui dire :"tu me diras quand je devrai rentrer ? J'ai l'impression d'être en prison, là."
Et entendre : "tu fais ce que tu veux de toute façon. Vas-y ! vas-y ! tu es libre maintenant. De toute façon maintenant ça n'a plus d'importance."

Et partir écrire cette situation sur le blog, avant de reprendre le nettoyage du véhicule.

Nettoyer le véhicule, et puis entendre "fallait absolument que tu fasses ça aujourd'hui?"


ces signes qui ne trompent pas. CSQNTP#2

Etre en train de pianoter sur le  clavier (comme à l'instant)...
Entendre les pas qui se rapprochent...
Et attendre le reproche, la remarque, le truc pinçant et mal aimable qui va suivre.
Faire comme si de rien, et l'entendre vraiment.
"tu as tellement de messages que tu dois prendre un 2ème ordinateur ? C'est qui encore ?

Commencer à être méchante avec l'environnement du conjoint.
Commencer à voir les mauvais côtés des gens, quels qu'ils soient.
Avoir envie de râler, sans aucune raison.
Si ce n'est pas un signe de mal-être....

Avoir envie de créer pour quelqu'un, de préparer un cadeau.
Et puis se prendre une remarque.
Et être tellement marquée que les fleurs et les idées disparaissent au profit d'un gros nuage noir.

Lorsqu'on n'ose pas demander ou évoquer un sujet de peur de se prendre une raillerie ou râlerie ou autre. A son propre conjoint.
Où est ma liberté ?

Lorsqu'on pense à faire une liste des conditions sine qua non à remplir pour vivre avec quelqu'un.

Lorsqu'on entend, alors que je lui propose un médiateur pour qu'on puisse s'exprimer, se parler, et résoudre nos problèmes : "je ne veux pas gaspiller mon argent". Et pourtant insister, à grand renfort de PNL "tu penses que résoudre nos problèmes de couple c'est gaspiller notre argent ?" et entendre : "oui". Tout ça en sachant qu'il dépense 150€ de clopes par moi plus quelques bouteilles de Pastis...

Lorsqu'on entend, pour "rire": "de toute façon tu ne seras jamais ma femme. Nous ne sommes pas mariés." Et qu'on se rend compte que pour cette seule fois, les mots ont de l'importance pour lui.


Ce qui m'insupporte.

Quelqu'un : "Y, tu veux une bière ? -Oui je veux bien. -Et vous aussi ? Y2, Y3, Y4... ?-Oui, merci !" Nous, les femmes, sommes-nous invisibles ? Ou chacun s'occupe de son sexe ?
Nul.

Lorsque le papa déverse haut et fort ses remarques sur ses deux enfants : "votre maman ne s'occupe pas de vous. Elle lit ses messages."
Je leur dis, moi, "votre père a encore trop bu ? Il préfère s'asseoir à une table partageant blagues cochonnes avec ses copains, ou aller à droite à gauche sans demander l'avis de sa maman, ou lui répéter tous les jours qu'elle ne sert à rien, ou qu'il faut le laisser dormir parce qu'il regarde la TV ?"
certainement pas.

Je branche mon portable.
Alors que je repasse plus tard devant la prise, je vois mon portable débranché, et le sien à ma place.
Me chercher, me provoquer, est-ce la seule façon que tu as de t'adresser à moi ?

Hier soir.
Je m'étends sur le canapé.
Alors que j'attrape la télécommande, il me la prends vite faite, et choisis ce qu'il veut.

Mais franchement, quel âge ?
Et combien de temps vais-je tenir ?

Parce que le problème après, c'est que si je décide de "passer outre", ce ne sera qu'en surface.
Je sais très bien que ça va s'entasser très profond.
Et la pile est déjà trop haute.
Beaucoup trop haute.

Quand il fume dans mon camion alors qu'il y a les sièges enfants.
Bref, quand il est irrespectueux.

Lorsqu'il est persuadé que j'envoie des messages à des mecs.
Ou que je lui ai dit que j'ai une réunion pour ci ou ça et qu'il ne me croît pas.
Pourquoi lui annoncerais-je ? Non mais franchement ?