dimanche 3 janvier 2016

Oups ! C'est vrai... je suis maman !

Faire les boutiques, ouvrir son sac et ... oups !!
Y retrouver des couches, des tétines, des lingettes...

C'est vrai ! Je suis maman !

Deux sortes de femmes.

Il existe deux sortes de femmes.

Celles qui, une fois les tâches ménagères exécutées, se demandent comment combler le temps qu'il leur reste... et les autres.

Ouf.
Je suis une autre.

Sensibilités.

Ecouter une playlist thématique d'un(e) inconnu(e).
Et se dire à chaque chanson : j'adoore celle-là !
Puis douter de l'auteur de la playslit : moi-même sous un pseudo ?
Et puis heureusement, entendre quelques autres chansons hors goût...

Dis, sensibilité musicale aussi proche de la mienne, veux-tu être mon ami(e) ?

Génial.

Je m'en remets à...

... qui ? Bonne question.

Je me suis mis en tête qu'il fallait que je décide.
Si je pars ou si je reste.
Si je change encore et pourquoi ?
Si je reste encore et... pourquoi ?

Je me suis mis en tête que je devais choisir.
Entre un maintenant connu,
et un ailleurs inconnu.
La nouveauté me manque ?

Je me suis mis en tête que quelque chose devait changer.
Soit moi, ici et maintenant,
soit nous, pour un autre ici et maintenant.
Cette pensée ne me quitte pas.

Je m'en remets à... moi-même ? les autres ? Dieu ? Mes rêves ? Les tarots ? Les pendules ? Les dés ?

La question n'est pas de savoir ce que je quitte, mais de préciser ce que je veux vraiment.
N'est-ce pas là le fond du problème ?

Dans la balance...

Dans la balance, je pèse : amour charnel, parentalité, organisation en place, liens affectifs, quelques traits de personnalités, une simplicité de vie contre... ce que je ne connais pas, c'est-à-dire un hypothétique ailleurs.

Pas si facile, de peser le pour et le contre d'une situation sans connaître les conséquences de nos actes !

samedi 2 janvier 2016

Prise de conscience.

Je ne peux pas : être une mère stricte, être une mère cool, vouloir vivre ma vie d'ado, avoir des enfants, être sexy, m'occuper des enfants à 4 pattes, porter des talons aiguilles, reporter et reporter les enfants encore et encore, lire des livres, m'occuper des enfants, écrire, jouer avec les enfants, apprendre des choses, et faire apprendre aux enfants, fumer des clopes, sentir bon de la bouche, prendre un apéro, travailler intensément, regarder un film dans le canapé, travailler intensément, me lever tôt, me coucher tard, faire du sport tous les jours, manger comme 4 n'importe comment et à toute heure, vouloir tout contrôler, ne pas prendre de responsabilités... et ainsi de suite.

Je dois me faire une raison, je ne peux pas tout faire ou être en même temps.

vendredi 4 décembre 2015

Retour et larmes.

Tu es rentré depuis hier.
Et déjà, coeur gros, larmes prêtent à couler, boule dans ma gorge... Rien ne va plus.

Rien ne va plus parce que 30 minutes après ton arrivée tu me harcelais déjà sur le coup de fil que je recevais (qui sait ? Qui sait ? Pourquoi il t'appelle ? Fais moi écouter le message, donne moi son numéro de téléphone...etc) alors que je ne savais pas qui c'était.
Tu ne m'as pas cru.

Rien ne va plus parce que ce matin, alors que je te disais que les enfants iraient chez la nounou demain après-midi parce que je faisais un challenge avec la CO tu m'as répondu :"je ne crois pas à ton histoire.Tu me mens."

Rien ne va plus parce que je t'ai demandé si tu mangeais là ce midi, que tu m'as répondu "oui, pourquoi ? -Comme ça, pour savoir. -Pour savoir ?-Oui pour savoir.-Pourquoi ? " (du coup j'ai inventé un truc, pour te répondre quelque chose (oui là c'est un peu de ma faute !) et je t'ai dit "parce que si tu n'es pas là, j'invite une copine à venir manger."
Et tu l'as super mal pris.
Le fait que j'attendes que tu ne sois pas là pour inviter quelqu'un.
Comment t'expliquer que j'ai besoin d'avoir mes moments à moi ?
Que cela t'arrive souvent de rentrer tard et de ne pas manger (trop d'apéros à droite à gauche...)

Rien ne va plus parce que tu es rentré ce midi, le visage tout rouge et la clope au bec, et tu ne m'as fait que des reproches malgré mes tentatives de conversation.
-je fais du gâchis
-je n'ai pas rappelé ta mère (c'est vrai)
-je n'ai le temps de rien (c'est vrai que je travaille)
-demain tu ne me crois toujours pas pour le challenge
-je te prends pour un con quand je t'explique ce qu'est un forum sur le net alors que tu ne connais pas
-et que lorsque je veux te raconter que je suis allée voir un spectacle de danse magnifique et que je veux t'en parler, tu me réponds que tu ne me crois pas, que je n'y suis pas allée avec 4 personnes, et c'était qui, des élèves ? Des profs ? Que je dois te faire la liste de mes mouvements et qu'au final je ne t'ai même pas raconté la danse... Qu'il a fallu que je t'explique qu'un siège auto ça s'enlève parce que tu ne me croyais pas que j'ai pu transporter plusieurs personnes...?

Rien ne va plus parce que tu me reproches de ne pas avoir fait ce qu'il fallait avec les enfants pendant ton absence parce qu'ils pleurent avant d'aller au lit et qu'ils gigotent lorsqu'on les change...
Comment t'expliquer qu'ils pleurent parce qu'ils sont peut-être déçus d'aller se coucher et préféreraient passer du temps avec leur papa qu'ils n'ont pas vu depuis 10jours ?

Rien ne va plus parce que tu tousses, tu tousses et tu tousses encore à force de cigarettes (à mon avis) et d'alcool...

Rien ne va plus parce que tu es plein de colère contre moi.

Tu oublies que tu étais content de coller ton corps contre le mien hier.
Tu oublies que je n'ai rien dit sur le fait qu'en rentrant hier tu boives plusieurs pastis avec ton frangin.
Tu oublies que si tu décides de partir tu n'as pas à reprocher à ceux qui restent de ne pas s'occuper à ta manière des enfants.
Tu oublies que je ne suis pas un sac à merde.

Rien ne va plus.Ou plutôt rien ne s'est amélioré.

Il me reste 3 jours pour faire ma demande de mutation.
Après étude, ce ne serait pas raisonnable de la faire.
Pourtant ce matin, les yeux plein de larmes et sur une impulsion émotionnelle je l'ai faite.
Il me reste 3 jours pour l'annuler.

J'en arrive à la conclusion déchirante que ton retour cause à notre famille tension, peine et douleur.
J'en arrive à la conclusion terrible qu'il va VRAIMENT falloir nous séparer.
Pas fuir, mais nous séparer.
J'en arrive à la conclusion dramatique que c'était mieux lorsque tu n'étais pas là.

J'ai de la peine.
Beaucoup de peine.

Je quitte le clavier et vais pleurer un peu.