Tu es rentré depuis hier.
Et déjà, coeur gros, larmes prêtent à couler, boule dans ma gorge... Rien ne va plus.
Rien ne va plus parce que 30 minutes après ton arrivée tu me harcelais déjà sur le coup de fil que je recevais (qui sait ? Qui sait ? Pourquoi il t'appelle ? Fais moi écouter le message, donne moi son numéro de téléphone...etc) alors que je ne savais pas qui c'était.
Tu ne m'as pas cru.
Rien ne va plus parce que ce matin, alors que je te disais que les enfants iraient chez la nounou demain après-midi parce que je faisais un challenge avec la CO tu m'as répondu :"je ne crois pas à ton histoire.Tu me mens."
Rien ne va plus parce que je t'ai demandé si tu mangeais là ce midi, que tu m'as répondu "oui, pourquoi ? -Comme ça, pour savoir. -Pour savoir ?-Oui pour savoir.-Pourquoi ? " (du coup j'ai inventé un truc, pour te répondre quelque chose (oui là c'est un peu de ma faute !) et je t'ai dit "parce que si tu n'es pas là, j'invite une copine à venir manger."
Et tu l'as super mal pris.
Le fait que j'attendes que tu ne sois pas là pour inviter quelqu'un.
Comment t'expliquer que j'ai besoin d'avoir mes moments à moi ?
Que cela t'arrive souvent de rentrer tard et de ne pas manger (trop d'apéros à droite à gauche...)
Rien ne va plus parce que tu es rentré ce midi, le visage tout rouge et la clope au bec, et tu ne m'as fait que des reproches malgré mes tentatives de conversation.
-je fais du gâchis
-je n'ai pas rappelé ta mère (c'est vrai)
-je n'ai le temps de rien (c'est vrai que je travaille)
-demain tu ne me crois toujours pas pour le challenge
-je te prends pour un con quand je t'explique ce qu'est un forum sur le net alors que tu ne connais pas
-et que lorsque je veux te raconter que je suis allée voir un spectacle de danse magnifique et que je veux t'en parler, tu me réponds que tu ne me crois pas, que je n'y suis pas allée avec 4 personnes, et c'était qui, des élèves ? Des profs ? Que je dois te faire la liste de mes mouvements et qu'au final je ne t'ai même pas raconté la danse... Qu'il a fallu que je t'explique qu'un siège auto ça s'enlève parce que tu ne me croyais pas que j'ai pu transporter plusieurs personnes...?
Rien ne va plus parce que tu me reproches de ne pas avoir fait ce qu'il fallait avec les enfants pendant ton absence parce qu'ils pleurent avant d'aller au lit et qu'ils gigotent lorsqu'on les change...
Comment t'expliquer qu'ils pleurent parce qu'ils sont peut-être déçus d'aller se coucher et préféreraient passer du temps avec leur papa qu'ils n'ont pas vu depuis 10jours ?
Rien ne va plus parce que tu tousses, tu tousses et tu tousses encore à force de cigarettes (à mon avis) et d'alcool...
Rien ne va plus parce que tu es plein de colère contre moi.
Tu oublies que tu étais content de coller ton corps contre le mien hier.
Tu oublies que je n'ai rien dit sur le fait qu'en rentrant hier tu boives plusieurs pastis avec ton frangin.
Tu oublies que si tu décides de partir tu n'as pas à reprocher à ceux qui restent de ne pas s'occuper à ta manière des enfants.
Tu oublies que je ne suis pas un sac à merde.
Rien ne va plus.Ou plutôt rien ne s'est amélioré.
Il me reste 3 jours pour faire ma demande de mutation.
Après étude, ce ne serait pas raisonnable de la faire.
Pourtant ce matin, les yeux plein de larmes et sur une impulsion émotionnelle je l'ai faite.
Il me reste 3 jours pour l'annuler.
J'en arrive à la conclusion déchirante que ton retour cause à notre famille tension, peine et douleur.
J'en arrive à la conclusion terrible qu'il va VRAIMENT falloir nous séparer.
Pas fuir, mais nous séparer.
J'en arrive à la conclusion dramatique que c'était mieux lorsque tu n'étais pas là.
J'ai de la peine.
Beaucoup de peine.
Je quitte le clavier et vais pleurer un peu.
vendredi 4 décembre 2015
lundi 16 novembre 2015
Pitié.
Pourquoi la différence d'âge peut poser des problèmes ?
Parce que lorsqu'il vous présente les copines de ses meilleurs copains, elles sont déjà grand-mère...
Cherchez l'erreur...
Parce que lorsqu'il vous présente les copines de ses meilleurs copains, elles sont déjà grand-mère...
Cherchez l'erreur...
dimanche 15 novembre 2015
Ce que j'ai choisi.
Dire que j'ai TOUT choisi.
Comment est-ce possible ?
Je pourrai écrire un livre : "comment je suis me suis détruite".
Et à côté de ça, des attentats éclatent.
Et à côté de ça, l'Homme tue l'Homme.
Au nom d'une religion.
Au nom du fanatisme.
Au nom de quelque chose, encore, que je ne comprends pas.
Et je reste malgré tout autocentrée.
J'ai besoin d'aide.
Mais je suis la seule à pouvoir m'aider.
Je dois choisir de m'aider.
Et de sourire à la vie.
ALLEZ !
Comment est-ce possible ?
Je pourrai écrire un livre : "comment je suis me suis détruite".
Et à côté de ça, des attentats éclatent.
Et à côté de ça, l'Homme tue l'Homme.
Au nom d'une religion.
Au nom du fanatisme.
Au nom de quelque chose, encore, que je ne comprends pas.
Et je reste malgré tout autocentrée.
J'ai besoin d'aide.
Mais je suis la seule à pouvoir m'aider.
Je dois choisir de m'aider.
Et de sourire à la vie.
ALLEZ !
Incompréhension.
Pourquoi j'accepte de garder les enfants toute la journée (et ça me semble normal) parce que tu pars travailler ?
Pourquoi j'accepte de tirer un trait sur mes 2 heures de loisirs hebdomadaires parce que tu pars travailler (et ça me semble logique) ?
Pourquoi alors je suis la seule à vivre ça sur les deux ?
Pourquoi j'accepte de tirer un trait sur mes 2 heures de loisirs hebdomadaires parce que tu pars travailler (et ça me semble logique) ?
Pourquoi alors je suis la seule à vivre ça sur les deux ?
Des parts de quoi ?
Départ.
Départ vers où ?
Départ de quoi ?
Des parts de nous.
Des parts de moi.
Rien d'assemblé.
Partir, oui, je te l'ai dit.
Je te l'ai dit, après notre discussion stérile et sans effet,
Je t'ai dit que j'étais d'accord pour ce que tu m'as demandé.
Début septembre, la veille de la rentrée,
Tu m'as annoncé que tu n'en pouvais plus et que tu voulais te prendre un appart.
JEudi, je t'ai dit : d'accord.
Et tu m'as répondu : "enfin ! Tu vois bien quand tu veux ! Je n'attendais que ça."
Alors je t'ai dit que tu me brisais le coeur.
Que les larmes coulaient le matin au réveil et le soir au coucher (au moins symboliquement).
Que c'était impensable et insupportable que tu me traites de "prostituée" tous les jours, parce que selon toi je suis avec quelqu'un d'autre.
C'est normal, si je ne veux pas coucher avec toi depuis plusieurs jours, c'est FORCEMENT parce que je suis avec quelqu'un d'autre, voyons.
N'importe quoi.
Ce à quoi tu m'as répondu que tu ne voulais pas d'une femme qui pleure et que nous n'avions rien à faire ensemble.
Malheureusement je suis d'accord.
Nous nous faisons beaucoup trop de mal.
Même si nous avons besoin des mêmes choses : de tendresse, de câlin.
Mais nous n'y arrivons plus.
Pour moi, c'est de notre faute à tous les deux.
Pour toi, c'est de ma faute à 100%.
Comment te faire comprendre que nous sommes deux ?
En partant, jeudi, tu m'as dit "bisou ?"
Je suis partie sans rien te faire.
C'est tellement trop facile de faire comme si de rien n'était et de ne jamais s'excuser.
Passer l'éponge, d'accord, mais j'accumule trop.
Dire que la fois où tu t'es excusé pour ton attitude j'ai senti mon coeur devenir léger et le sourire revenir immédiatement.
N'aurai-je besoin que de ça ?
Des excuses ?
Suis-je vraiment prête à pardonner ?
Départ vers où ?
Départ de quoi ?
Des parts de nous.
Des parts de moi.
Rien d'assemblé.
Partir, oui, je te l'ai dit.
Je te l'ai dit, après notre discussion stérile et sans effet,
Je t'ai dit que j'étais d'accord pour ce que tu m'as demandé.
Début septembre, la veille de la rentrée,
Tu m'as annoncé que tu n'en pouvais plus et que tu voulais te prendre un appart.
JEudi, je t'ai dit : d'accord.
Et tu m'as répondu : "enfin ! Tu vois bien quand tu veux ! Je n'attendais que ça."
Alors je t'ai dit que tu me brisais le coeur.
Que les larmes coulaient le matin au réveil et le soir au coucher (au moins symboliquement).
Que c'était impensable et insupportable que tu me traites de "prostituée" tous les jours, parce que selon toi je suis avec quelqu'un d'autre.
C'est normal, si je ne veux pas coucher avec toi depuis plusieurs jours, c'est FORCEMENT parce que je suis avec quelqu'un d'autre, voyons.
N'importe quoi.
Ce à quoi tu m'as répondu que tu ne voulais pas d'une femme qui pleure et que nous n'avions rien à faire ensemble.
Malheureusement je suis d'accord.
Nous nous faisons beaucoup trop de mal.
Même si nous avons besoin des mêmes choses : de tendresse, de câlin.
Mais nous n'y arrivons plus.
Pour moi, c'est de notre faute à tous les deux.
Pour toi, c'est de ma faute à 100%.
Comment te faire comprendre que nous sommes deux ?
En partant, jeudi, tu m'as dit "bisou ?"
Je suis partie sans rien te faire.
C'est tellement trop facile de faire comme si de rien n'était et de ne jamais s'excuser.
Passer l'éponge, d'accord, mais j'accumule trop.
Dire que la fois où tu t'es excusé pour ton attitude j'ai senti mon coeur devenir léger et le sourire revenir immédiatement.
N'aurai-je besoin que de ça ?
Des excuses ?
Suis-je vraiment prête à pardonner ?
Honnête.
Jeudi midi, je suis rentrée.
Pour manger avec toi.
Pour apaiser les tensions.
Pour qu'on discute un peu.
Nous avons discuté un peu.
Et je t'ai demandé : "est-ce que tu as l'impression de faire des efforts pour nous ?"
Et tu as répondu : "non".
Je te remercie pour ton honnêteté.
Pour manger avec toi.
Pour apaiser les tensions.
Pour qu'on discute un peu.
Nous avons discuté un peu.
Et je t'ai demandé : "est-ce que tu as l'impression de faire des efforts pour nous ?"
Et tu as répondu : "non".
Je te remercie pour ton honnêteté.
mercredi 11 novembre 2015
Déséquilibre.
Tu es trop fort.
Je suis trop faible.
Tu as réussi à me faire pleurer ce soir.
Alors que je venais de m'occuper des enfants toute la journée.
Alors que j'ai décidé de ranger, nettoyer, préparer à manger pendant la sieste des enfants plutôt que de préparer mes cours.
Alors que tu as passé toute ta journée à la chasse avec tes copains, à tirer et boire des coups.
Alors que je nous ai préparé à manger pour ce soir.
Tu as réussi à me faire pleurer en me disant que ma semaine "cool" n'existait pas.
Que je ne voyais pas mes enfants.
Que l'année prochaine c'était hors de question que je te prenne pour un "con" les jours où je travaillais pour que tu t'en occupes.
Tu as réussi à me faire culpabiliser.
Tu ne veux pas m'écouter quand je t'explique le travail que j'ai à faire.
Tu as réussi.
J'ai craqué.
Vite, la tête sous le robinet.
Je dois finir de préparer mes cours pour demain.
Et le pire, c'est que tu penses que je préfère ça au lieu de rester coulos dans le canap' avec toi.
Stop.
Sinon je vais perdre trop de temps.
Je suis trop faible.
Tu as réussi à me faire pleurer ce soir.
Alors que je venais de m'occuper des enfants toute la journée.
Alors que j'ai décidé de ranger, nettoyer, préparer à manger pendant la sieste des enfants plutôt que de préparer mes cours.
Alors que tu as passé toute ta journée à la chasse avec tes copains, à tirer et boire des coups.
Alors que je nous ai préparé à manger pour ce soir.
Tu as réussi à me faire pleurer en me disant que ma semaine "cool" n'existait pas.
Que je ne voyais pas mes enfants.
Que l'année prochaine c'était hors de question que je te prenne pour un "con" les jours où je travaillais pour que tu t'en occupes.
Tu as réussi à me faire culpabiliser.
Tu ne veux pas m'écouter quand je t'explique le travail que j'ai à faire.
Tu as réussi.
J'ai craqué.
Vite, la tête sous le robinet.
Je dois finir de préparer mes cours pour demain.
Et le pire, c'est que tu penses que je préfère ça au lieu de rester coulos dans le canap' avec toi.
Stop.
Sinon je vais perdre trop de temps.
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